Relèvent notamment de cette sous-position:
1. les films négatifs originaux;
2. les films positifs intermédiaires de travail, tirés d'après les négatifs originaux : dans le processus blanc-noir ils sont dénommés «contretypes positifs», «positifs marron», «positifs lavande mauve», «master positives», «masterprints», «fine-grain masterprints», «lavender» ou «duplicating positives», tandis que dans le procédé en couleur ils sont appelés «contretypes positifs», «interpositifs» ou «intermediate positives»; ils se présentent sur fond légèrement teinté en mauve ou en marron, mais quelquefois sur fond non teinté ; ces films ne sont normalement pas utilisés en projection mais sont destinés à l'établissement de duplicatas des négatifs originaux. Toutefois, ils peuvent exceptionnellement servir pour visionner, pour des travaux de montage ou de postsynchronisation d'un film.
Sont également classés comme positifs intermédiaires de travail, les trois séparations positives noir et blanc, établies à l'aide de filtres (bleu, vert et rouge), à partir du négatif original en couleurs et employées pour obtenir, au moyen de filtres analogues, un internégatif en couleurs destiné au tirage des copies positives pour l'exploitation;
3. les duplicatas des négatifs, tirés d'après les films positifs intermédiaires de travail et destinés au tirage des copies positives pour l'exploitation ; ils sont dénommés «contretypes négatifs» ou «duplicating negative» dans le procédé blanc-noir, et «internégatifs» dans le procédé en couleurs (1);
4. les internégatifs inversibles qui, dans le procédé en couleur, sont obtenus directement par inversion à partir du négatif original et d'après lesquels seront tirées les copies destinées à l'exploitation;
5. les «matrix films» (rouge, vert, bleu) qui, dans un procédé en couleurs, sont obtenus à partir des négatifs, et d'après lesquels sont tirées les copies destinées à l'exploitation.
Lorsqu'ils sont d'une largeur de 35 millimètres ou plus, tous ces films — à l'exception des «matrix films» — sont caractérisés normalement par une perforation «négative» (en tonneau).
Ceci permet, entre autres, de distinguer les films positifs intermédiaires, lorsque leur support n'est pas teinté, des films positifs destinés à l'exploitation, qui présentent une perforation «positive».
Il y a lieu, toutefois, de noter que les films provenant de certains pays (ancienne Union soviétique notamment) présentent un type unique de perforation (Dubray-Howell), ressemblant beaucoup à la perforation positive normale et qui se retrouve dans les films négatifs originaux, dans les copies positives et négatives intermédiaires, et encore dans les copies positives destinées à l'exploitation.
Les «matrix films» présentent des perforations «positives», mais on peut les reconnaître par leur épaisseur (presque double de celle des positifs), par leur teinte dominante marron et par un certain relief des images.
(1) Termes correspondants : — contretype négatif : Dup-Negativ (allemand), dupe negative (anglais), controtipi negativi (italien), duplicaat-negatief (néerlandais),— internégatif : Zwischennegativ (allemand), intermediate negative, internegative (anglais), internegativi (italien), internegatief (néerlandais).