8442 30 00 · Machines, appareils et matériel
Relèvent de cette sous-position les machines de photocomposition et de composition, qui composent en photographiant successivement des caractères montés sur des disques rotatifs, la face de matrices spéciales ou les caractères créés sur un tube cathodique par une matrice disposant de points de chevauchement très petits. Cette sous-position comprend également les machines à composer qui utilisent un rayon laser projeté sur un film photographique.
Cette sous-position comprend également les machines à fondre et à composer les caractères (linotypes, monotypes, intertypes, etc.), même avec dispositif à fondre.
La fonte des caractères typographiques peut s'exécuter soit à la main, soit mécaniquement, à l'aide de machines plus ou moins complexes. Font notamment partie de ce groupe les appareils et les machines suivants:
1. les matrices, plaquettes, ordinairement en cuivre, insculpées en creux à l'aide d'un poinçon portant en relief l'oeil de la lettre, du signe, etc.; elles servent au moulage de caractères isolés;
2. les tables à rectifier et à créner les caractères, au rabot à main ; elles se composent essentiellement d'une table de fonte parfaitement dressée (marbre), coupée d'une longue rainure à mâchoires de serrage dans laquelle se trouvent maintenus les caractères à rectifier aux dimensions requises (justification);
3. les fondeuses automatiques, dans lesquelles les caractères s'élaborent, lettre par lettre, mais sans aucun travail de composition ; elles comportent en général un creuset chauffé électriquement, qui contient la réserve de métal fondu, un dispositif de refroidissement du moule pour hâter la solidification et des mécanismes assurant la rectification du caractère;
4. les machines à fondre les filets, blancs, lingots, etc., par boudinage;
5. les composteurs, sur lesquels l'ouvrier amorce la composition en disposant à la main une ou plusieurs lignes de caractères ; ils sont essentiellement constitués par une plaquette ou une réglette plate de bois ou de métal, bien dressées, dont deux côtés sont bordés par deux règles placées en équerre ; elles se complètent souvent d'un petit dispositif de serrage à réglette ou à curseur ; les galées, plaquettes similaires, mais plus grandes, qui contiennent une page entière de composition ou paquet;
6. les châssis, en fonte ou en acier, dans lesquels on dispose, en vue de l'impression, un, deux ou quatre paquets maintenus par des cales, coins métalliques spéciaux ou des dispositifs mécaniques de serrage (à noix, à vis, etc.), également repris ici.
Outre la fondeuse automatique précitée, qui réalise uniquement la fonte des caractères, ce groupe comprend une série d'autres machines, de types très divers, qui permettent d'assurer mécaniquement, non seulement la fonte des caractères, mais encore leur composition typographique, et ce, soit en deux opérations distinctes, effectuées sur deux machines différentes, mais complémentaires (la première assurant la composition, ou plutôt la précomposition, la seconde, la fonte des caractères composés séparément ou en lignes-blocs), soit simultanément sur une même machine. Parmi ces machines, souvent très complexes, on peut citer:
1. les machines à fondre et à composer en caractères séparés (du genre Monotype) dans lesquelles une bande, préalablement perforée sur une machine spéciale, assure, par relais pneumatiques, la sélection des matrices spéciales contenues dans les châssis de la fondeuse qui délivre des caractères isolés et les compose sur une galée faisant corps avec la machine.
Ces machines sont utilisées en liaison avec une machine de précomposition constituée par une perforatrice à clavier permettant d'établir une précomposition du texte sous la forme d'une bande de papier perforé. Les machines de précomposition restent classées dans la présente sous-position.
2. les machines à composer et à fondre les caractères séparés (du genre Rototype), machines à clavier permettant de réaliser sur une même machine toutes ces opérations : sélection des matrices, fonte des caractères séparés et composition
3. les machines à fondre des caractères composés en lignes-blocs (du type Ludlow), qui, au moyen des lignes de matrices spéciales précomposées à la main, délivrent des lignes entières de caractères composés et soudés ensemble (lignes-blocs);
4. les machines à composer et à fondre en lignes-blocs, machines à clavier très complexes et de types très variés (Intertype, Linograph, etc.), qui assurent la composition et la fonte en lignes-blocs sur une même machine. Certaines d'entre elles comportent un dispositif permettant de les actionner, sans utilisation de leur propre clavier, au moyen d'un ruban perforé, préalablement composé sur une perforatrice spéciale à clavier, également classée ici (composition dite télémécanique).
La présente sous-position couvre les machines, appareils et matériels servant à la préparation et à la fabrication des planches, cylindres ou autres organes imprimants figurant dans les notes explicatives du SH relatives à la position no 8442, point A, alinéas 1 à 3.
Par contre, ne relèvent pas de cette sous-position:
a) les machines automatiques de traitement de l'information utilisables universellement qui servent, par exemple, outre à l'exécution des diverses comptabilités, à l'élaboration des photocompositions et qui, à ces fins, sont reliées par câbles (on-line) à une machine à photocomposer pour la commander et pour l'alimenter avec des données de composition (no 8471 — voir note 5, point A, du présent chapitre);
b) les appareils télégraphiques d'émission et de réception, présentés séparément (no 8517).